Les 20 ans de la Tarantella Qui

Les 20 ans de la Tarantella Qui

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Ce festival d’octobre est un rendez-vous immanquable. Le but initial était de réunir toutes les communautés italiennes et il s’est ouvert au cours des années aux autres nationalités qui ont immigré en Belgique et plus particulièrement à Seraing. Un bel exemple d’ouverture vers l’autre qui est toujours très d’actualité.

Comme chaque semaine de ce mois d’octobre, nous vous communiquons le programme de la semaine au Centre culturel de Seraing concocté pour cette 20 e Tarantella Qui.

Nisia Trio

Né en 2012 de la rencontre entre Emanuela Lodato, chanteuse et percussioniste sicilienne et Vincent Noiret, contrebassiste belge, le duo Nisia a exploré les liens entre traditions du sud de l’Italie et langage jazz. De cette union est sorti un premier album intitulé Eredità, mettant l’accent sur la simplicité des arrangements et l’énergie spontanée et communicative d’un projet tout en pureté. Ils reviennent maintenant avec leur deuxième album, accompagnés de Virginia Maiorana, jeune virtuose de l’accordéon, très en vue dans le monde des musiques folk en Sicile. Cela donne un album tout en nuances voyageant entre chants puissants et musiques à l’énergie de feu, venues tout droit des volcans de la Méditerranée.

À l’issue du spectacle, animation musicale dans la cafétéria

Vendredi 20 octobre à 20 h – Entrée : 7 euros

Dante e il divino Belcanto

Un spectacle de poésie et de musique. La Divine Comédie commentée et récitée par Mimmo SAMBUCO sur des airs exécutés par le ténor Georg Zingerle, avec Barbara Klinkhammer au clavecin et Erika Lo Giudice au piano.

Samedi 21 octobre à 20 h. Entrée : 7 euros

LAIKA

Après le magnifique « Discours à la nation » qui a parcouru le monde, Ascanio Celestini et David Murgia nous reviennent avec LAIKA. Ecrit par le premier et interprété par le 2 e accompagné d’un accordéoniste, Laika nous raconte l’histoire d’un pauvre Christ revenu sur terre, non pour la libérer de ses péchés, mais pour l’ausculter, et qui se retrouve bien seul au milieu des fatras du monde.

Cette histoire se déroule dans une banlieue quelconque. Depuis la fenêtre de son appartement où il vit avec Pierre, ce Jésus improbable observe le va-et-vient d’un clochard, migrant qui a fui son pays en guerre et qui a installé ses quartiers sur le parking du supermarché voisin, de la voisine qui a la tête embrouillée, de la prostituée du quartier qui tapine la nuit et brûle des pneus pour se réchauffer. Et ce brave Jésus qui n’est finalement pas un dieu mais un homme fait « de chair, de sang et de mots » comme le précise l’auteur, scrute à distance depuis son paradis-studio, impuissant, ce bas monde réduit à 1000 m 2 de bitume. Il veut tout savoir sur ce clochard, non pas pour le sauver de sa pauvreté, mais pour lui permettre de la vivre joyeusement. Comme dans Discours à la Nation, Celestini et Murgia nous emmènent dans un monde engagé et imagé, où évoluent des personnages attachants et naissent des émotions fortes.

Un spectacle du Festival de Liège en coproduction avec le Théâtre national/Wallonie Bruxelles

Mardi 24 octobre à 20 h. Entrée : 13 euros prévente/ 15 euros

Ombres et Lumières

Cette année, on célèbre les 150 ans de la naissance de Luigi Pirandello (1867-1936). Poète, essayiste, nouvelliste, romancier, dramaturge, il est l’un des écrivains les plus importants de sa génération, avec d’Annunzio et Svevo. Prix Nobel de littérature en 1934, connu surtout pour son théâtre, il a écrit des récits extraordinaires tels que Feu Mathias Pascal ou Opérateur. Mais son travail ne lui laisse pas trop le temps de penser à sa famille, qui a une vie difficile. Et en 1924, le lendemain de l’assassinat de Matteotti, Pirandello adhère au fascisme et rencontre Mussolini.

Le Centre culturel accueille pour une conférence, Luciano Curreri, Professeur ordinaire de langue et littérature italienne à l’ULiège. Il parlera de l’importance et de la modernité de l’œuvre de Luigi Pirandello, mais aussi de l’homme, au moi divisé, complexe, contradictoire, voire opportuniste. En un mot : pirandellien.

Mercredi 25 octobre à 20 h. Entrée gratuite

John Cockerill, Toute une Histoire

Le 29 janvier 1817, il y a 200 ans, un jeune Anglais achète le château de Seraing, ancienne résidence d’été des princes-évêques de Liège, pour y fabriquer des machines à vapeur. Ce faisant, John Cockerill donne l’impulsion à une véritable révolution industrielle dans une vallée qui, par la volonté de grands capitaines d’industrie et par le savoir-faire de sa population, allait porter la réputation du Pays de Liège dans le monde entier. Entrepreneur hors-norme, John Cockerill a fait preuve, durant toute sa vie, d’une clairvoyance, d’un dynamisme et d’un esprit d’avant-garde exceptionnels. Après sa mort, les établissements Cockerill ont magistralement poursuivi leur essor. Aux activités initiales, – la mécanique, puis la sidérurgie – sont venus s’ajouter de nouveaux métiers, en lien avec les progrès de la technologie et l’évolution des besoins de la société civile. 200 ans plus tard, l’aventure humaine continue et pas uniquement en région liégeoise ! Le Groupe CMI (Cockerill Maintenance & Ingénierie) a refait du Château Cockerill un foyer d’innovation industrielle dont vivent 5000 personnes dans le monde : de Liège au Chili, de l’Afrique du Sud au Brésil et en Chine.

Jeudi 26 octobre à 20 h – Entrée : 2 euros (réservations souhaitées)

www.centrecultureldeseraing.be

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