Joyeuses Pâques

Pour l'occasion de cette fête chrétienne, nous allons parler ce jour du lapin , des oeufs de  Pâques ainsi que des origines.

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300px-Easter_towel.jpgLapin de Pâques

Le lapin de Pâques n'a pas de caractéristiques clairement définies. Parfois blanc, parfois brun et parfois bleu, parfois vert quand il est méchant, il diffère selon l'imaginaire. C'est aussi le cas dans les films d'animation. Il est généralement parlant, intelligent et possède la capacité de se tenir debout.

Le lapin symbolisant autrefois la fertilité et le renouveau (comme le printemps), c'est dans les pays germaniques que naquit la tradition (Osterhase), avant d'être exporté aux États-Unis par des immigrants allemands au XVIIIème siècle.

Cela viendrait d'une légende allemande dans laquelle une femme pauvre, ne pouvant offrir de chocolat à ses enfants, décora des oeufs qu'elle cacha dans le jardin. Les enfants, apercevant un lapin, crurent que celui-ci avait pondu les œufs. Depuis lors, les enfants fabriquèrent un nid qu'ils mettaient dans le jardin en espérant que le lapin de Pâques le remplirait d'œufs durant la nuit.

Selon The Catholic Encyclopedia (1913, tome V, page 227), de nombreuses coutumes païennes se rattachèrent à la fête de Pâques. L'œuf est le symbole de germination qui se produit au printemps, et le lapin est un symbole païen qui a toujours représenté la fécondité.

Une autre origine du lapin de pâque vient des Saxons où on honorait au printemps la déesse Eastre, qui a d’ailleurs donné son nom à Easter (Pâques en anglais). Le lièvre étant l’animal emblématique de la déesse, il est resté associé aux fêtes de Pâques. De manière similaire, dans les traditions celtiques et scandinaves, le lièvre était le symbole de la déesse mère.

La traduction exacte de Osterhase est lièvre de Pâques, et non pas lapin de Pâques.

220px-Easter-Eggs-1.jpgŒuf de Pâques

L'œuf de Pâques est un symbole chrétien, il est spécialement décoré, et est le plus souvent comestible, auquel cas il s'agit d'un œuf en sucre ou en chocolat, ou d'un oeuf de poule cuit dur. En Belgique, comme en France, c'est un cadeau traditionnel offert le matin du dimanche de Pâques. En Angleterre ou aux États-Unis, le symbole de Pâques est un lapin.

Il semblerait que la tradition de l'œuf de Pâques vienne en premier lieu dans la tradition juive de la Pâque (Pessa'h), lors de Séder où un oeuf dur (Beytsa) était présenté pour rappeler la destruction du temple de Jérusalem. La recherche des œufs de Pâques par les enfants vient de la même tradition où les enfants devaient chercher le Matsa à la fin du repas, un pain non levé qui faisait office aussi de dessert lors de Séder, Séder correspondant aux deux premiers repas ouvrant la pâque juive qui dure sept jours et correspondait à la nouvelle année.

Dans le Kalevala, livre de la grande tradition finlandaise, le monde est né de l'œuf[1]. La coutume de l'œuf de Pâques a été constatée chez les chrétiens coptes dès la fin du Xe siècle. En France, les textes qui parlent de cette tradition concernent l'Alsace et remontent au XVe siècle.

On a dit que Louis XIV faisait bénir de grandes corbeilles d'œufs dorés qu'il remettait aux courtisans et à son domestique[2]. La tradition aurait fait du roi le destinataire du plus gros œuf du royaume.

Il est cependant admis que l'origine des œufs de Pâques date de l'instauration du carême. L'Église interdit la consommation d'œufs pendant cette période de quarante jours. Il s'agissait donc à l'issue du jeûne de consommer les œufs qui s'étaient accumulés pendant le carême, en les mangeant normalement pour les plus récents et en les cuisant puis en les décorant pour les plus vieux.

Chez les catholiques, les cloches cessent de sonner à partir de la messe du Jeudi qui précède Pâques, dit « Jeudi Saint », en signe de deuil pour la mort du Christ. On les ré-entend à la fin de la veillée de Pâques, qui précède le jour de Pâques proprement dit. La tradition prétend que les cloches ne sonnent plus car elles sont parties à Rome. Elles reviennent dans la nuit, chargées d'œufs en chocolat qu'elles déversent dans les jardins. Le lendemain, les enfants vont chercher les sucreries qui y sont dissimulées. Avant la démocratisation du chocolat, les œufs étaient naturels et décorés par les enfants : dans les campagnes, ils étaient teints en rouge avec des rouelles d’oignon cuites, en rose pâle avec des épluchures de radis ou en vert avec des feuilles d’ortie ou de lierre[3]. À l'œuf est associée la poule, qu'on trouve maintenant sous forme de statuette en chocolat. Les confiseries ne sont maintenant plus limitées, formellement, à la forme de l'œuf mais peuvent être de véritables sculptures de chocolat et de sucre et représentent parfois des personnages ou des objets qui n'ont aucun lien avec le modèle d'origine, comme des lapins.

 

La « chasse aux œufs » est une tradition ancienne. Certaines communes organisent des chasses aux œufs pour les adultes le week-end de Pâques : dans un espace limité (en général un bois), il faut découvrir le maximum d'œufs avant une heure donnée. Tous les œufs ne se valent pas, et certains permettent de gagner des lots intéressants.

Les œufs sont aussi un symbole utilisé chez les orthodoxes. Ils symbolisent la résurrection du Christ et sa sortie du tombeau, comme le poussin sort de l'œuf. Ils sont peints en rouge et décorés de motifs vifs. Ils ont toutes les tailles et sont souvent en bois ou en pierre polie, certains sont de véritables œuvres d'art. Il est de tradition d'en échanger avec ses proches le jour de Pâques, en se saluant par l'invocation « Christ est ressuscité ! ».

En Alsace, en Allemagne, en Suisse et en Autriche, dans la plupart des Länder, les œufs de Pâques sont apportés par le lièvre de Pâques (Osterhase). Il n'y a pas de cloches, très peu de poules mais beaucoup de lapins sous toutes les formes possibles et imaginables. Voici une des origines de cette légende :

Une vieille femme sans argent pour acheter des œufs pour ses petits enfants décide alors d'en peindre. Elle les cache dans son jardin. Elle appelle ensuite les enfants et les invite à chercher leurs surprises. Tout à coup, un lapin saute d'un petit nid de brindilles où étaient les œufs. Un enfant crie tout émerveillé : « Le lapin a laissé des œufs peints pour notre surprise de Pâques ! ».

En fait, le lapin, très prolifique au printemps, est probablement un symbole de fécondité antérieur au christianisme. À noter qu'en Bavière, le lièvre est remplacé par un coq, en Thuringe c’est un renard, dans la région de Hanovre, c’est un coucou, au Tyrol c'est la poule et en Westphalie c'est le renard. Cette tradition du lapin apportant les œufs de Pâques a émigré au Brésil où elle est encore vivace ; l'origine tiendrait à l'immigration germano-suisse débutée par le roi de Portugal en 1818, et poursuivie dès 1824 avec 400 immigrants germaniques par l'épouse du premier Empereur du Brésil, qui était l'archiduchesse autrichienne (Marie Léopoldine d'Autriche).

200px-Albrecht_Altdorfer_029.jpgPâques est la plus importante fête religieuse chrétienne. Elle commémore la résurrection de Jésus-Christ, le troisième jour après sa passion[1]. La solennité commence le dimanche de Pâques, qui marque pour les catholiques la fin du jeûne du carême, et dure pendant huit jours (semaine de Pâques ou semaine radieuse ou semaine des huit dimanches). Voir calendrier chrétien.

« Pâque», du latin populaire *pascua, altération (par influence de pascua « nourriture », du verbe pascere « paître ») du latin écclésiastique Pascha[2], emprunté au grec πάσχα / páskha, lui-même emprunté à l'hébreu פסח Pessa'h « il passa [par-dessus] », d'où « passage », est le nom de la fête juive qui commémore la sortie d'Égypte.[3] D'après les Évangiles, c'est pendant cette fête juive[4] qu'eut lieu la résurrection de Jésus ; c'est pourquoi le nom en a été repris pour désigner la fête chrétienne.

La formule « Pâque orthodoxe » est parfois utilisée pour désigner cette fête lorsqu'elle est célébrée par les Églises orthodoxes à une date qui diffère de la date occidentale. Mais cet usage est incorrect car le « s » de Pâques ne fait pas référence à une pluralité de dates. La langue française distingue en effet « la » Pâque originelle juive et la fête chrétienne de Pâques. La première commémore la sortie d'Égypte par un repas rituel qui s'appelle aussi « la Pâque ». La fête chrétienne est multiple. Elle commémore à la fois la sortie d'Égypte, l'institution eucharistique lors du repas de la Pâque, la crucifixion du Christ et son repos au tombeau durant trois jours, sa résurrection, passage de la mort à la vie, et la nouvelle création inaugurée le troisième jour.

Il existe également une Pâque quartodécimaine pratiquée par certaines Églises chrétiennes : certains groupes religieux, comme l'Église de Dieu (Septième Jour) ou certains Baptistes du Septième Jour, choisissent de pratiquer cette cérémonie en concordance avec la Pâque juive[5].

 

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http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A2ques

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