Grève TEC Liège-Verviers: seul le dépôt de Verviers n'est pas touché

Aucun bus ne roule sur le réseau du TEC liège-Verviers vendredi matin à l'exception de ceux provenant du dépôt de Verviers, a indiqué sa porte-parole peu après 05h00. Le dépôt d'Eupen a donc rejoint le mouvement initié jeudi et qui découle d'un conflit survenu entre travailleurs et direction à propos d'éventuelles sanctions envers les chauffeurs qui dévient des lignes de leur propre initiative.

La concertation entre syndicats et direction de la Société régionale wallonne du Transport (SRWT) et du TEC Liège-Verviers a échoué jeudi. La grève se poursuit au moins jusqu'à vendredi 9h.

Outre Eupen, des piquets de grève empêchent donc les bus de sortir des dépôts de Robermont, Jemeppe, Bassenge, Omal, Oreye, Rocourt, Verlaine, Wanze et Warzée. Face à un tel mouvement, la direction rappelle son indignation, "plus forte encore qu'hier/jeudi" et évoque une situation "surréaliste". Elle espère toutefois que les assemblées générales prévues dans deux grands dépôts liégeois à 09h00 pourront déboucher sur une solution et "garde espoir que l'on puisse servir les clients".

Une direction "excédée"

La direction de la SRWT se dit excédée par ces grèves sauvages à répétition. Elle estime qu’elles trouvent leur origine dans la concurrence féroce que se livrent les trois syndicats, concurrence qui les pousse au radicalisme. Elle explique que les permanents sont conscients que ces mouvements nuisent gravement à l’image des TEC, mais qu’ils sont incapables de tenir leur base. Pour prouver ses affirmations, la direction nous a confié un courrier électronique, dont nous publions la copie ci-contre. Dans ce courriel, le permanent CGSP Claudy Vickevorst explique à l'administrateur-général adjoint de la SRWT qu'il a tenté de convaincre sa déléguée du TEC Liège-Verviers de ne pas mener cette grève qui pouvait avoir "des conséquences catastrophiques". Dans le même courriel, Claudy Vickevorst y évoque la concurrence entre les syndicats pour expliquer qu’il va couvrir cette grève qu’il n’approuve pas.

Six dépôts bloqués

Six dépôts sur 8 (Robermont, Jemeppe, Bassenge, Omal, Oreye et Rocourt) sont bloqués depuis ce jeudi matin par des piquets de grève.

Il s'agit d'un mouvement surprise, sans préavis, qui aurait été décidé par les travailleurs à la suite d'un "coup de canif de la direction dans le contrat d'amélioration du dialogue social", selon la CGSLB. Depuis plusieurs années, pour protester contre le manque de suivi des réunions de concertation locales, les syndicats déviaient de leur propre chef les lignes ou les arrêts problématiques pour éviter les points noirs du réseau.

Un type d'action "sans désagrément pour les usagers" selon la CGSLB, mais qui aurait été considéré lundi comme une faute grave par la direction. Mercredi, des agents ayant pratiqué ces déviations ont été convoqués pour s'expliquer. Les travailleurs ont décidé dans le foulée de partir en grève.

La direction se dit quant à elle "profondément choquée" par cette grève non-préavisée et présente ses excuses à la clientèle.

RTBF et Belga

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